Snowboard à Courchevel




C’est en 1993 que je suis allée en Savoie (73) pour la première fois, c’était à Aussois entre Modane et Val Thorens. Mon ami de l’époque était un adepte du surf et, pour des raisons que j’ignore, tenait absolument à devenir mon professeur particulier pour cette semaine à la neige.
Ah l’amour ! Quelques heures après notre arrivée, j’étais déjà chaussée de bottes inconfortables, je portais une planche sous le bras, et je marchais vers le télé siège peu couverte et sous la neige à moins 10°. Une fois installée après que la barrière de sécurité m'était tombée dessus, j’allumais alors une cigarette, en extrayais 2 taffes et brûlais l’index droit de mon gant molletonné avant qu’une rafale de vent n’emporta mon mégot. Arrivée en haut de la montagne sans cheval, je chaussais la planche et écoutais avec attention les conseils de mon amoureux avant qu’il ne me lance sur une belle piste…rouge. « Tourne à droite » : je perds mes genoux, « tourne à gauche » : je perds mes 2 fesses. Ainsi se résume ma première expérience de surfeuse. Ensuite on s’est disputé : classique, et je suis redescendue en télé siège, je suis retournée au magasin échanger ma planche contre une belle paire de ski et des bâtons.
J’ai refait du ski une dizaine de fois et à chaque fois, mon admiration pour les surfeurs étaient immense.
En 2008, j’ai eu 35 ans et une envie irrésistible de m’inscrire au cours de 1er snowboard à l’ESF de Courchevel dans le 7-3. Mon amie d’aujourd’hui n’est pas une adepte du snowboard mais elle s’est inscrite avec moi. Ah l’amour ! Le lendemain de notre arrivée, nous étions chaussées de bottes inconfortables, nous portions une planche sous le bras et nous marchions bien couvertes vers les télé cabines sous un soleil de plomb à plus 15°. La « prof de snow » se faisait appeler Kiki mais en réalité elle s’appelait Christine et elle avait une bronchite donc il fallait comprendre du 1er coup parce qu’elle ne pourrait pas répéter d’autant qu’elle devait en plus, traduire les consignes en anglais pour les « britanniques » du groupe. Elle m’a plue tout de suite ! Nous avons commencé sur du plat puis évolué sur de petites pentes et ce, de manière progressive. Après un cours de 3h, mon amoureuse a perdu ses genoux puis ses fesses, on s’est alors disputé : classique et elle est retournée au magasin pour échanger sa planche contre une belle paire de ski et des bâtons.
Le snowboard, c’est comme la vie, il faut se jeter dans la pente, prendre de la vitesse, faire des virages contrôlés en backside ou frontside et toujours trouver l’équilibre en fonction des dénivelés et de la direction que l’on choisit de suivre. C’est merveilleux !

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