Escapade à Oslo

Lorsque je pense aux vacances, la première image qui me vient à l’esprit est un corps allongé sur un transat au bord de la mer, écrasé par la chaleur d’un soleil généreux, et le calme des vagues qui se jettent sur une plage de sable fin.
Mes vacances étaient bien différentes puisque je suis allée à Oslo, l’une des villes où il pleut le plus ! L’objectif de ce voyage aurait pu être de savourer une douche naturelle en pleine air histoire d’anticiper notre prochain été mais non ! Je quitte Paris, dans 80% des cas, pour rendre visite à mes proches ce qui est source de joie dans 100% des cas. Le vrai moteur n’est pas celui de l’avion ou du TGV qui nous véhicule mais bel et bien celui du cœur. La Norvège pour moi, c’est Audun et Nadège, Jon et Françoise, des êtres qui font non seulement parti de mon histoire mais aussi de ma vie d’aujourd’hui, des êtres que j’aime et avec qui les moments sont un vrai délice. Il y a Bob aussi qui est probablement le chat le plus heureux du monde.
A Oslo, il y a la forêt dans laquelle j’ai pris plaisir à courir tous les jours, il y a la mer, il y a l’espace, le temps et l’air comme autant de bienfaits naturels qui contribuent à une véritable qualité de vie. Nous sommes allés « à la cabane » qui se trouve à une heure de ski de fond de la route et au milieu des arbres. Chaque famille norvégienne a sa cabane en bois montées en kit sur un emplacement loué dans la foret généralement à une centaine de kilomètre dans grandes villes. Elles constituent un abri de repli propice à la sérénité, et ne sont pas nécessairement pourvues de l’eau courante ou de l’électricité mais toujours d’une cheminée dans laquelle il est possible de faire griller des saucisses. Nous avons eu la chance de parcourir le Fjord d'Oslo en bateau jouxtant les petites maisons d’été que possèdent certains pour profiter de leur transat quand le soleil se montre. Certains norvégiens ont gardé de leurs ancêtres les Vikings, la passion pour la mer et la navigation mais les ballades sont moins barbares qu’il y a quelques siècles. Je vous invite à découvrir un jour le goût de la morue à la soude caustique et à boire de l’Aquavit et de la bière pour accompagner vos repas, c’est assez détonnant.
En cette fin avril, nous avons vu des « RUSS » qui ne sont pas des russes mais des lycéens qui passent leur bac, bourrés du matin au soir et du soir au matin durant les 15 jours qui précédent leurs examens. Ils sont reconnaissables car vêtus de pantalon rouge, bleu ou vert selon leur bac et ont quasiment tous, des têtes déformées par les révisions bien sur ! Les lycéens norvégiens se réjouissent avant, d’avoir ou non leur diplôme ainsi tout le monde est de la fête.
A l’époque où je préparais le mien, je me souviens m’être enfermée pendant un mois, au tout début de l’été, pour apprendre l’histoire de France. Je me souviens avoir passé des heures à faire des exercices de mathématiques qui m’ont rapporté un 1/20 lors de l’épreuve, des phrases apprises par cœur en allemand pour avoir la possibilité d’en sortir une devant un examinateur. J’ai fini par échouer après avoir passé les oraux à 6 points près ! La récompense de mes efforts ne fut certes pas immédiate, mais ma seconde terminale a été de loin la meilleure année scolaire de toute ma vie, j’ai été une « RUSS norvégienne» pendant 365 jours, et j’ai eu mon bac grâce à un 13/20… en mathématique, belle revanche.
Un autre événement fut célébré en Norvège cette semaine là car la loi autorisant le mariage homosexuel est entrée en vigueur. De retour en France, j’ai eu envie d’écrire à l’Elysée pour leur suggérer d’importer cette avancée sans conséquence pour le bien moral de la société mais tellement importante pour ma communauté.
Ma fille baba de son boubou (alias parrain, alias Audun) m’a dit un seul mot en partant « Takk ».
Mes vacances étaient bien différentes puisque je suis allée à Oslo, l’une des villes où il pleut le plus ! L’objectif de ce voyage aurait pu être de savourer une douche naturelle en pleine air histoire d’anticiper notre prochain été mais non ! Je quitte Paris, dans 80% des cas, pour rendre visite à mes proches ce qui est source de joie dans 100% des cas. Le vrai moteur n’est pas celui de l’avion ou du TGV qui nous véhicule mais bel et bien celui du cœur. La Norvège pour moi, c’est Audun et Nadège, Jon et Françoise, des êtres qui font non seulement parti de mon histoire mais aussi de ma vie d’aujourd’hui, des êtres que j’aime et avec qui les moments sont un vrai délice. Il y a Bob aussi qui est probablement le chat le plus heureux du monde.
A Oslo, il y a la forêt dans laquelle j’ai pris plaisir à courir tous les jours, il y a la mer, il y a l’espace, le temps et l’air comme autant de bienfaits naturels qui contribuent à une véritable qualité de vie. Nous sommes allés « à la cabane » qui se trouve à une heure de ski de fond de la route et au milieu des arbres. Chaque famille norvégienne a sa cabane en bois montées en kit sur un emplacement loué dans la foret généralement à une centaine de kilomètre dans grandes villes. Elles constituent un abri de repli propice à la sérénité, et ne sont pas nécessairement pourvues de l’eau courante ou de l’électricité mais toujours d’une cheminée dans laquelle il est possible de faire griller des saucisses. Nous avons eu la chance de parcourir le Fjord d'Oslo en bateau jouxtant les petites maisons d’été que possèdent certains pour profiter de leur transat quand le soleil se montre. Certains norvégiens ont gardé de leurs ancêtres les Vikings, la passion pour la mer et la navigation mais les ballades sont moins barbares qu’il y a quelques siècles. Je vous invite à découvrir un jour le goût de la morue à la soude caustique et à boire de l’Aquavit et de la bière pour accompagner vos repas, c’est assez détonnant.
En cette fin avril, nous avons vu des « RUSS » qui ne sont pas des russes mais des lycéens qui passent leur bac, bourrés du matin au soir et du soir au matin durant les 15 jours qui précédent leurs examens. Ils sont reconnaissables car vêtus de pantalon rouge, bleu ou vert selon leur bac et ont quasiment tous, des têtes déformées par les révisions bien sur ! Les lycéens norvégiens se réjouissent avant, d’avoir ou non leur diplôme ainsi tout le monde est de la fête.
A l’époque où je préparais le mien, je me souviens m’être enfermée pendant un mois, au tout début de l’été, pour apprendre l’histoire de France. Je me souviens avoir passé des heures à faire des exercices de mathématiques qui m’ont rapporté un 1/20 lors de l’épreuve, des phrases apprises par cœur en allemand pour avoir la possibilité d’en sortir une devant un examinateur. J’ai fini par échouer après avoir passé les oraux à 6 points près ! La récompense de mes efforts ne fut certes pas immédiate, mais ma seconde terminale a été de loin la meilleure année scolaire de toute ma vie, j’ai été une « RUSS norvégienne» pendant 365 jours, et j’ai eu mon bac grâce à un 13/20… en mathématique, belle revanche.
Un autre événement fut célébré en Norvège cette semaine là car la loi autorisant le mariage homosexuel est entrée en vigueur. De retour en France, j’ai eu envie d’écrire à l’Elysée pour leur suggérer d’importer cette avancée sans conséquence pour le bien moral de la société mais tellement importante pour ma communauté.
Ma fille baba de son boubou (alias parrain, alias Audun) m’a dit un seul mot en partant « Takk ».
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